22.05.2007
le bar du cap
J'ai mis du temps à comprendre que le bar du Cap Sizun se chassait à trou et pas forcément en pleine eau. Les fréquents passages que j'observais lors du flot ne me laissaient jamais le temps d'ajuster mon tir. Par contre, j'ai souvent surpris de beaux spécimens de plus de 3 kg endormis en position verticale le long des tombants, toujours à basse mer de vives eaux.
C'est ainsi qu'un jour d'été, je me suis risqué à engager mon arbalète dans une cavité, dans à peine 2 m de profondeur. Une sorte de <pièce> appréciée des poissons, bien cachée sous les laminaires, dans un chaos de roches, mais surtout dotée de trois issues. Je décide d'ignorer la première car l'angle de visée est réduit, mais je sais qu'en passant devant, je serai repéré. Il ne me restera alors que quelques secondes ajuster mon tir dans la seconde.
J'y suis, encore une fraction de seconde pour m'adapter à l'obscurité ambiante. Ca y est, je distingue des formes : mulet, vieille... quand apparaît un énorme bar, l'air aussi surpris que moi abusé par l'effet loupe de mon masque. Maintenant ! J'appuie sur la détente... Schhhlongg. Séché net. Pas un seul mouvement de nageoire pour se débattre alors qu'il est à quelques centimètres de la dernière issue. Un joli coup de chance et un plaisir immense une fois à la surface. Résultat : 4,5 kg et 80 cm. Bien sûr, il y a toujours plus grand, plus gros, mais rarement la chasse sous-marine ne procure un tel plaisir, celui d'être parvenu à débusquer le loup dans sa tanière.
14:32 Publié dans Bonnes prises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pêche, plongée, bateau, chasse sous-marine, bar, Cap Sizun
Merry Fisher 530 (Jeanneau)
L'avis de Jean-Michel, propriétaire d'un modèle 1998, Pont de la Corde, Henvic (29)
Il s'agit de la version cabine (ouverte), moins répandue que la version timonerie.
Avantages
. Bon comportement marin grâce à des francs bords sécurisants et une petite quille qui autorise l'échouage occasionnel.
. Grande cabine, dotée de deux couchettes en V qui permettent d'abriter les enfants en cas de grain et de remiser le matériel au sec.
. Cockpit spatieux et profond, qui permet d'accueillir 4-5 personnes en balade, trois pêcheurs à la canne ou encore trois plongeurs.
Inconvénients
. Même avec un bon antifouling, le bateau déjauge trop tard 4000-4.500 tours et a tendance à taper sèchement dans le clapot ou par mer croisée.
. Position de pêche délicate sur le poste avant. (pas de passavants)
. Absence de main courante autour du pare-brise.
Motorisation
50 ch Honda, 4 temps. Très fiable mais puissance trop juste et surtout tardive.
Budget
12.000 euros pour une occasion de 4 ans. Consommation : 10 l/h à 5.000 t/min
11:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : merry fisher, bateau, pêche, jeanneau, avis des propriétaires
19.03.2007
La fario du marié
Comme tout gamin, j’ai joué au foot dans mon jeune âge. Je jouais à l’époque dans une équipe du Haut-Léon, qui évoluait, en ce qui concerne son équipe première, en première division. Il y régnait une bonne ambiance et les troisièmes mi-temps n’étaient pas rares surtout quand il y avait les deux points de la victoire à fêter.
Un samedi de mai, un de mes co-équipiers avait convolé en justes noces. Fort …marri de n’avoir pas été invité – alors que nous nous entendions bien et que la plupart de mes collègues étaient de la cérémonie -, je suis parti au bord de la rivière taquiner la truite. Il faisait un temps magnifique.
Je pêchais depuis deux bonnes heures au vers et pas une touche. Dans un des méandres de la rivière, je posais alors ma canne histoire de griller une cigarette. C’est alors que, annonçant le début de la cérémonie de mariage, les cloches de l’église toute proche se mirent à carillonner à toute volée tandis que, au même instant, ma canne à pêche se mit à s’agiter dans tous les sens. Une énorme truite – je n’ai plus de ma vie de pêcheur de rivière enregistré une touche d’une telle violence – s’était jetée sur le vers. J’ai alors saisi la canne et tenté de ferrer mais la truite se débattait tellement que de combat il n’y en eut pas. Cassé…
De rage, je balançais mon chapeau à la flotte et je pliais la gaule.
Plus de 30 ans après, j’en veux encore à cet ancien co-équipier et je crois bien que je ne lui ai plus adressé la parole après cette journée… Son mariage m’était resté en travers de la gorge malheureusement pas les arêtes de la fario qui devait mesurer au moins… Oh oui au moins ça… Peut-être plus…
15:55 Publié dans histoires de pêche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pêches plurielles truite fario








