15.01.2008

Merry Fisher 585, version grand air

 

 Après la version Croisière (timonerie fermée) puis la version Marlin (timonerie ouverte) pour la pêche, voici venue la version Marlin Cabin du nouveau 585 de Jeanneau. Annoncée en avant-première pour le salon du grand Pavois en septembre dernier, cette dernière déclinaison s'est fait attendre plus que prévu, reconnaît le service clientèle de Jeanneau. Voici les premières images d'un exemplaire en pré-production.

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Reprenant la même carène que les deux versions précédentes, ce modèle semble davantage s'adresser à une clientèle plus jeune, grâce à un plan de pont plus moderne. En tout cas un peu plus éloigné du profil traditionnel du pêche-promenade et de sa conventionnelle timonerie aux allures de véranda flottante.  

 Arguments avancés par Jeanneau, outre le fait d'offrir l'air du large et le soleil aux occupants, un cockpit dégagé qui facilite les déplacements, un confort de pêche et surtout un prix d'attaque de 11.948 euros, coque nue. De quoi attirer une clientèle plus jeune, à la recherche d'un bateau polyvalent pour la pêche et la balade en famille. 

b5ff245dca873a68cfa654f632a4202a.jpgPour y répondre totalement,  Jeanneau aurait dû aménager des passavants plus profonds et surtout plus larges, quitte à sacrifier quelques cm² dans la cabine. De même, le passage aménagé devant la baille à mouillage à l'avant semble insuffisant pour en faire un véritable poste de pêche. Autre grief, le pare-brise mérite d'être ceinturé par une main courante inox, une sécurité supplémentaire peut-être disponible en option ? Dernier reproche qui ne s'adresse pas uniquement à Jeanneau, les constructeurs ont la fâcheuse tendance à <travestir> les caractéristiques de leur modèle. Au lieu d'un 5.85 m, qui n'est qu'une dénomination commerciale, on a en fait affaire à un bateau dont la coque ne mesure réellement que 5,51 m...

Reste à cette nouvelle version un avantage de poids : des tarifs serrés qui débutent à 18.395 euros TTC avec un 50 cv 4 temps Suzuki. Plus appropriée, la configuration motorisée par un 70 ch 4 T à 21.229 euros est très compétitive.

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 Caractéristiques techniques :
Longueur hors tout : 5,75 m / 18’10’’
Longueur coque : 5,51 m / 18’0’’
Longueur flottaison : 4,70 m / 15’5’’
Bau maxi : 2,40 m / 7’10’’
Poids sans moteur : 880 kg
Tirant d'eau : 0,30 m / 0’11’’
Capacité carburant : 100 l / 26 US gal
Puissance maxi : 100 ch / 74 Kw
Cabine : 1
Couchettes : 2
Catégorie : C – 6 (en cours)
Architectes : Garroni Design/ Jeanneau Design

Aménagements : cockpit profond d'une hauteur importante de 700 mm, balcons très sécurisants, siège pilote réversible, siège copilote strapontin qui libère le cockpit, banquette avant, banquette arrière amovible, et vaste cabine abritant une couchette double en V.

11.12.2007

Salon nautique : la jungle des prix

Promo, prix salon, TVA offerte : ces appellations qui fleurisent sur les coques des bateaux durant le salon nautique ne signifient pas forcément bonne affaire.

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 "TVA offerte" : avec une telle étiquette sur l'étrave de ses bateaux, Elco Marine, importateur de la marque américaine Four Winns sur la Côte d'Azur, annonce clairement la couleur. < Il s'agit d'une opération uniquement valable sur un modèle d'appel>, s'empresse de préciser Jean-Luc De Grandi, directeur de l'entreprise implantée à Mandelieu La Napoule (06). L'unité en question, un Vista 248, est disponible à 68.518 euros au lieu de 81.948 euros. Le fabricant nous donne un petit coup de pouce et les agdde9ee1c9c14c73fc0004777efdef72c.jpgents de notre réseau de distribution, rognent sur leur marge>, argumente-t-il. Première explication, le bateau est un modèle déjà ancien, remis au goût du jour grâce à une présentation plus flâtteuse. La seconde, c'est que la ristourne en question s'applique sur le tarif 2008, en vigueur depuis septembre 2007.

 Phénomène Décathlon

c500d4c4b6d2053e5373540e894addd7.jpgSur le stand des kayaks de mer, la marque Polyform propose 10 % durant le salon et 20 % sur les modèles exposés. <Pour les seconds, le client repart avec, cela nous fait économiser le coût du transport>, précise Pascal Lebee, co-associé de la société implantée à La Mézière (35). <Nous sommes sur un secteur très concurrentiel, à tel point que nous avons hésité à venir au salon>. L'entrepreneur évoque notamment <le phénomène Décathlon>, qui déstabilise le marché avec ses kayaks d'entrée de gamme à 300 euros. <Le problème, c'est que le grand public ne perçoit pas les niveaux de gamme>, regrette-t-il.

6 % de réduction chez Bombard 

La concurrence est rude également du côté des pneumatiques. Sur le stand Bombard, Jean-Christophe Davoine, responsable commercial au Comptoir maritime de Loctudy (29), confirme des tarifs préférentiels durant le salon. <Sur notre coeur de gamme, c'est-à-dire un semi-rigide de 15.000 euros avec remorque, cela correspond à un avantage d'environ 1.000 euros>.

Du côté des voiliers, Richard Simpson, chef d'atelier dans le réseau Cap'eau'large, préfère parler d'avantages sur les équipements de ses bateaux made in Pologne. <Nous arrivons sur le salon avec des prix très serrés, explique-t-il. Ce qui nous importe le plus, c'est d'identifier notre gamme Serena (croiseur familial) et Viva (sport) sur le marché>.

 Avantages sur les équipements 

29e85b9b4ad5a613b8441c982e61e0b7.jpgMessage plus nuancé sur le stand feutré de Rhéa marine. Ambiance yatch-club et mots choisis, Jean-Manuel Gaget, directeur général-adjoint décline la politique de la marque : < A bateau personnalisé, devis personnalisé>. En clair, pas de réduction sur le prix de base, mais jusqu'à 50 % de réduction sur certaines options : bi-motorisation, plateforme arrière, porte-canne... la liste est longue.

28.06.2007

Moteurs : les 90-100 ch à la loupe

Le numéro de mai de Moteur boat a le mérite d'établir un classement assez complet des moteurs 90-100 ch. En effet, il est difficile de se faire une idée entre la littérature lénifiante des descriptifs des constructeurs et les infos picorées çà et là dans les forums.

Comme l'explique la revue dans son numéro 208, la catégorie des 90-100 ch mérite des essais exhaustifs car elle s'applique aussi bien aux tableaux arrière de paisibles pêches-promenades qu'aux unités dites <transportables>, plébiscitées par les plaisanciers en raison du manque d'anneaux dans les ports. On pense ici aux coques ouvertes (open) et aux pneumatiques.

 Objectivement, on peut retenir trois enseignements principaux de ce classement :

1. Contrairement au discours ambiant, les 2 temps restent dans la course en terme de rendement.

2. Les plus chers ne sont pas forcément les meilleurs.

3. Les performances pures importent peu : mieux vaut choisir un moteur au <profil> adapté à la carène du bateau. 

 

                      medium_mercuryoptimax.jpg1. S'il fallait établir un match 2 temps contre 4 temps à la lumière de ces essais,  ce seraient les 2 temps qui l'emporteraient en terme de vitesse maxi (Mercury 90 optimax); de consommation, selon la norme icomia (*) (encore le Mercury 90 Optimax); de légereté (Tohatsu 90 TLDI) et de prix (Tohatsu 90 TLDI).

  Que reste-t-il alors aux légendaires moteurs 4 temps ?

Selon les tests de la revue, des niveaux sonores inférieurs à toutes les allures (ralenti, croisière, vitesse maxi) et, plus surprenant, de meilleures accélérations signées par le Mercury F 100 EFi. Mais ce qu'aucune revue, aucun test ne peut réellement mesurer, c'est bien sûr la fiabilité. Et il faut reconnaître qu'en la matière, les moteurs 4 temps bénéficient d'une réputation en béton.  Cette dernière est-elle justifiée ? Pas forcément.

Certes, les moteurs 4 temps ont un cycle plus lent, gage de longévité (moindres frottements). Mais d'aucuns réponderont que les récents 2 temps sont fiabilisés, grâce à l'injection,  et que cette technologie reste plus simple car mettant en oeuvre moins de pièces mobiles... Au final, cela reste une affaire de conviction personnelle. D'abord soucieux de sécurité, le plaisancier optera pour le moteur qui bénéficie d'une réputation de fiabilité, en gardant à l'oeil, la cote à la revente.  De ce point de vue, les 4 temps ont encore de la réserve.medium_honda_BF90.jpg

2. Les prix. De 10.258 à 13.220 euros.

A eux seuls, ces tarifs rappellent que la plaisance et surtout le motonautisme est un loisir cher. 11.449 euros le nouveau Honda BF 90, c'est la valeur argus d'une Honda Jazz d'à peine plus d'un an dont découle ce moteur. Certes, la comparaison est purement gratuite, voire déplacée mais elle en dit long sur l'effort financier réclamé.  Et encore, Honda se trouve dans la bonne fourchette. C'est même l'un des 4 temps les moins chers du marché, juste derrière le Suzuki DF 90. Quant au Yamaha F100, affiché à 13.220 euros, c'est carrément du vol, surtout quand on sait que ce moteur ne peut même pas se prévaloir de la légendaire qualité japonaise, puisqu'il est fourni par Ford, qui est allé piocher dans la <banque d'organes> de sa Focus. Il suffit de comparer les cotes (79 mm  x 81,4 mm) : elles sont identiques.

 3. Le <profil> du moteur.

C'est peut-être ce dernier point qui me semble le plus important.  A la lecture fiches techniques et des courbes de consommation, on peut faire correspondre une coque à un moteur.

Avec, leur faible poids et leur nervosité, les 2 temps injection directe comme l'Evinrude 90 DPL ou le Tohatsu 90 semblent taillés pour les rapides semi-rigides et les coques ouvertes sportives de 5,50 à 5,80. A l'autre extrémité, le Suzuki DF 90, avec sa grosse cylindrée de 2 litres, synonyme de couple dès les bas régimes,  est tout indiqué pour les pêchmedium_DSC_0458.2.JPGes-promenades de 6 à 6,50 m. C'est d'ailleurs pourquoi on le retrouve souvent sur les derniers Antarès 6medium_DSC_0428.2.JPG20.

  Entre ces deux profils, on trouve des moteurs modernes et très polyvalents comme Le Mercury 90 Optimax ou le nouveau Honda BF 90,  qui feront merveille sur des day-cruisers (Jeanneau 550 Leader, Bénéteau Flyer 550) ou opens polyvalents (cap camarat 545, pacific craft 550).  Enfin, les 100 ch, Mercury et surtout le Yamaha constituent des valeurs sûres, car bons à tout faire, à condition d'y mettre le prix.

 

(*) Un peu comme les normes Utac pour les automobiles, l'international council of marine industry associations (Icomia) s'appuie sur des normes communes pour établir une consommation moyenne. On considère ainsi qu'un plaiancier passe 6 % de son temps au régime maxi; 14 % du temps à 80 % du régime maxi; 15 % à 60 %; 25 % à 40 % et 40 % au ralenti.